Demain reste toujours à réinventer

 2013, date anniversaire de la naissance de l’APF, nous invite à prendre le temps d’avoir le temps de se mobiliser pour du mieux vivre ensemble au sein de la cité. Osons l’impossible, le combat ne s’arrête jamais nous ramenant obstinément à notre dimension d’humain. Revisitons quelques points forts de l’histoire de l’APF. Une aventure humaine.

 

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Tout commence par une histoire d’amitié entre quatre jeunes handicapés qui décident d’inscrire le mot STOP sur tous les tabous qui les condamnent à vivre cachés parce que différents.

Ils fondent l’APR qui deviendra APF, les statuts sont publiés au journal officiel le 17 Mai 1933.

Tous unis, valides et invalides.

Comme une devise refusant tous les ghettos. Pas de ressources financières mais la détermination, la volonté de faire bouger l’inertie en se faisant connaître et reconnaître. 

La mobilisation est leur mot clef :

- Naissance du journal Faire Face.

- Créer du lien et s’entraider.

- Casser les murs de tous les obstacles.

- Rompre l’isolement.

- Partir à la conquête des droits pour tous.

- Création des Cordées ou l’amitié à domicile.

Renaître à la surface de la terre en sortant de la clandestinité sociale.

          Ces quatre aventuriers précurseurs se lancent alors à l’assaut du désert forts de leurs certitudes du « qui veut peut » avec une seule étiquette, le handicap et le combat contre toutes les discriminations.

 André Trannoy, l’ainé de nos fondateurs ne cessera pendant 50 ans de rassembler, d’innover et d’œuvrer pour améliorer l’existence de toutes les personnes handicapées.

 Organiser, rassembler, unir, agir, un véritable défi quand ces guides auront à cœur de passer le relais afin que ne cesse le combat pour rendre, ramener la personne handicapée à sa dimension humaine, pour que cesse trop de condamnation à l’exclusion.

Soigner, instruire, orienter, écouter, accompagner, soutenir, restent encore et encore des mots forts pour continuer cette aventure humaine.


 

A ce jour, l’APF continue de s’ancrer sur le ciment de ces valeurs refusant une société aveugle aux différences. Elle se mobilise plus que jamais avec sa somme d’optimisme, d’audace, de patience et d’actions.

Revendiquons, osons plus que jamais « l’impossible ».

 Si notre société évolue dans les hautes sphères de la technologie et du numérique. Elle laisse encore dans l’ombre de leur réalité beaucoup de personnes. Prenons le temps d’avoir le temps d’entendre la parole de celles et ceux qui souffrent.

Si l’argent est depuis toujours le nerf de la guerre, le cœur, lui reste une somme de richesses infinies.

En 1933, ils ont osé.

En 2013, osons relever tous les défis.

 

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