L’accessibilité n’est ni divisible, ni négociable

Ce n'est pas croyable! 37 ans depuis 1975 que la loi sur l'obligation de mettre en accessibilité aux personnes en situation de handicap les lieux recevant du public existe. Il apparaît que aujourd'hui seulement 15% de ces lieux répondent aux normes d'accessibilité.

Rappelons que c’est la loi de 2005 qui impose que la totalité de ces lieux soient accessibles au plus tard pour 2015.

On constate encore une fois, que les décideurs ne sont pas pressés de voir leurs concitoyens en situation de handicap  assumer leur pleine citoyenneté, faute d’accessibilité et d’aménagements.

Toujours et toujours prioritaire, la loi du plus grand nombre mettant sans scrupule les minorités dans l’exclusion et la discrimination.

Encore aujourd’hui, le comble arrive, un rapport sur les modalités d’applications des règles d’accessibilité du cadre bâti, annonce que les objectifs de 2015 en matière d’accessibilité ne seront pas atteints. Ce rapport, pour que la loi soit respectée, propose tout simplement de modifier celle-ci dans son contenu en définissant des objectifs d’accessibilité intermédiaires et ainsi choisir ce qui doit être prioritairement accessible .dans un bâtiment,

Un bâtiment doit être accessible intégralement, sinon il ne l’est pas. Tout est important et prioritaire pour les personnes en situation de handicap. Cette modification de loi imposerait aux dix millions de personnes concernées de subir une citoyenneté très partielle, là où les décideurs ont décidé pour eux.

L’APF refuse cet aménagement de la loi et déplore le retour en arrière qu’une telle modification impose.

La citoyenneté des personnes n’est pas divisible.

 

Commentaires

  • Quand est-ce qu'on pourra profiter d'une société ouverte à tous ? Où tout est accessible par tous ? Combien d'années devons-nous attendre encore ?
    Stéphanie

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